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Affichage environnemental textile : ce qui change au 1er octobre 2026

Le 1er octobre 2026, un tiers peut publier le coût environnemental de vos produits sans votre accord. Ce qui change, ce qui ne change pas, comment agir.

Benjamin THOMAS
September 22, 2025

Ce qui change le 1er octobre 2026
- Si une marque n'a pas publié le coût environnemental de ses produits, n'importe quel tiers peut le calculer et le publier sans son accord.
- Toute entreprise qui communique déjà volontairement sur un aspect environnemental de ses produits textiles doit afficher en parallèle le coût environnemental officiel.

Ce qui ne change pas : L'affichage reste volontaire dans son principe. Le décret ne le rend pas obligatoire pour toutes les marques.

Calendrier clé
- 1er oct. 2025 : entrée en vigueur de la phase volontaire. Chaque marque qui le souhaite peut communiquer le coût environnemental de ses produits
- 1er oct. 2026 : si une marque n’a pas publié le coût environnemental de ses produits, des tiers (distributeurs, ONG, plateformes…) pourront les calculer et les publier sans l'accord de la marque.
- Ensuite : Les coûts environnementaux déposés peuvent être mis à jour tous les 3 mois, et doivent l'être au plus tard 12 mois après une évolution de la méthodologie. Le dispositif a vocation à s'étendre à d'autres secteurs, à commencer par l'ameublement.

Introduction : de quoi parle-t-on ?

L’affichage environnemental textile est le dispositif public qui informe les consommateurs, via un score (le “coût environnemental”), de l’empreinte environnementale d’un vêtement sur l’ensemble de son cycle de vie.

En dix mois d'existence, le portail de déclaration du coût environnemental a enregistré plus de 118 marques et 69 000 produits textiles. Aucune de ces marques n'y était contrainte : depuis son entrée en vigueur, le dispositif est volontaire.

Le 1er octobre 2026 ne met pas fin à ce caractère volontaire. Mais il change ce que « ne rien faire » signifie pour les marques. À partir de cette date, deux restrictions tombent, et l'une d'elles permet à un tiers de publier votre score à votre place, avec ses propres hypothèses.

Ce guide reprend l'ensemble du dispositif : ce qui change au 1er octobre 2026, comment le coût environnemental se calcule, qui est concerné, quelles données réunir, et comment communiquer sans se mettre en risque.

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1. Ce qui change au 1er octobre 2026

1.1. Un tiers peut publier votre coût environnemental sans votre accord

Depuis le 1err octobre 2025, seules les marques peuvent déposer un coût environnemental sur le portail de déclaration.

À partir du 1er octobre 2026, cette condition disparaît. Si une marque n'a pas publié le coût environnemental de ses produits, n'importe quel tiers peut le calculer et le publier : distributeur, ONG, association de consommateurs, bureau d'études, comparateur, média, concurrent.

Ce tiers s'appuiera au minimum sur les paramètres obligatoires. Pour tout le reste, il appliquera les valeurs par défaut d'Ecobalyse. Nous verrons en section 3 pourquoi ce point est déterminant : ces valeurs sont conservatrices, donc pénalisantes.

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1.2. L'obligation de cohérence s'active

Second mécanisme, moins visible dans les commentaires du décret et pourtant plus large dans ses effets.

Toute entreprise qui communique déjà volontairement sur un aspect environnemental de ses produits textiles doit désormais afficher en parallèle le coût environnemental officiel, sans contradiction avec cette autre communication.

Ce qui déclenche l'obligation, concrètement :

  • une empreinte carbone affichée sur une fiche produit ;
  • une allégation de type « éco-responsable », « bas impact », « conçu durablement » ;
  • un score environnemental propriétaire ou un label maison ;
  • un argument de durabilité mis en avant au niveau du produit.

L'affichage doit respecter la charte graphique ministérielle. Sa taille doit être au moins équivalente à celle des chiffres du prix, et au moins équivalente à celle de tout autre score agrégé d'impact environnemental communiqué sur la même référence.

Le paradoxe mérite d'être noté : les marques les plus avancées sur le sujet environnemental sont les premières concernées, tandis que celles qui n'ont jamais rien revendiqué ne sont soumises à aucune obligation nouvelle.

A lire aussi : Allégations environnementales : ce que l'ECGT change pour les marques de mode

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1.3. Ce qui ne change pas

Soyons précis, parce que beaucoup de contenus laissent entendre l'inverse : le décret ne rend pas l'affichage du coût environnemental universellement obligatoire au 1er octobre 2026. Le dispositif reste volontaire dans son principe.

Une marque qui ne communique sur aucun argument environnemental n'a aucune obligation nouvelle à cette date. Le risque qu'elle prend en n'agissant pas n'est donc pas juridique. Il est réputationnel et commercial : quelqu'un d'autre écrira son score, avec des hypothèses qu'elle n'aura pas choisies.

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2. Qu'est-ce que le « coût environnemental » ?

Le coût environnemental est un score multicritères exprimé en points d'impact. Plus la valeur est élevée, plus l'impact du produit est important.

Il agrège :

  • 16 catégories d'impact issues du cadre européen Product Environmental Footprint (PEF), avec une pondération adaptée : le changement climatique pèse 21,06 %, l'écotoxicité de l'eau douce également 21,06 %,; son impact modélisé pour les molécules organiques étant doublé par rapport à la recommandation européenne, tandis que la toxicité humaine (cancer et non-cancer) est pondérée à 0 %
  • deux compléments spécifiques au textile, hors ACV : le relargage de microfibres et l'export hors Europe des vêtements usagés collectés
  • un coefficient de durabilité, appliqué au score agrégé.

Le calcul couvre l'ensemble du cycle de vie : matières premières, transformation (filature, tissage ou tricotage, ennoblissement, confection), transport et distribution, usage, fin de vie.

Sur l'étiquette, deux nombres sont visibles : le coût environnemental total du vêtement, et le coût environnemental rapporté à 100 g de produit. Ce second chiffre permet de comparer des coupes et des grammages différents, à la manière d'un prix au litre.

3. Comment est calculé le coefficient de durabilité ?

C'est le paramètre le plus déterminant du dispositif, et celui que les marques sous-estiment le plus. Le coefficient de durabilité divise le coût environnemental. Il est compris entre 0,67 (pour les produits les moins durables) et 1,45 pour les plus durables. Autrement dit, à impacts de production strictement identiques, le passage d'une côté à l'autre fait plus que doubler le score affiché.

Il se calcule à partir de deux critères, à parts égales.

3.1. La largeur de gamme (50 %)

Le nombre maximal de références de produits neufs proposées par la marque sur le segment de marché de la référence considérée. Cinq segments sont retenus : femme, homme, enfant, bébé, sous-vêtement.

L'indice vaut :

  • 100 % en dessous de 1 000 références par segment
  • 50 % à 7 000 références
  • 0 % au-delà de 16 000 références
  • linéairement entre ces points.
Les 5 segments de marché considérés sont : femme, homme, enfant, bébé, sous-vêtements. L'introduction de ces 5 segments de marché vise à éviter un effet de distorsion qui pénaliserait une marque couvrant l'ensemble des segments de marché par rapport à une autre marque qui ne couvrirait *qu'un ou plusieurs segments (*par exemple que le prêt à porter femme).

À l'intérieur de ces segments de marché, ne sont pas considérés les références qui ne s'adresseraient qu'à un sous-ensemble spécifique des clients potentiels. Il s'agit par exemple des références spécifiques aux grandes tailles, aux femmes enceintes, aux personnes en situation de handicap.

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Valeur par défaut si le paramètre n'est pas renseigné : 100 000 références par segment, soit un indice à 0. C'est également la valeur appliquée aux marques principalement distribuées via une plateforme en ligne, ou ne disposant pas d'identifiant unique REP.

3.2. L'incitation à la réparation (50 %)

Deux composantes :

  • Le rapport entre le coût moyen de réparation et le prix de vente de référence (66 % de la note) : indice à 100 % si la réparation coûte moins de 33 % du prix neuf, 0 % si elle dépasse 100 %, linéaire entre les deux. Le prix considéré est le prix TTC hors promotions.
  • La présence d'un service de réparation (33 % de la note), labellisé par l'éco-organisme de la filière TLC dans le cadre du bonus réparation. Ce critère ne s'applique qu'aux marques hors TPE et PME.

Ce qu'il faut en retenir : trois paramètres optionnels non déclarés (largeur de gamme, coût de réparation, service de réparation) suffisent à faire basculer le coefficient de 1,45 à 0,67. Sans qu'aucune matière, aucun fournisseur ni aucun procédé n'ait changé.

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2) Calendrier d’application

  • 15 septembre 2025 : ouverture du portail de déclaration
  • 1er octobre 2025 : entrée en vigueur de la phase volontaire, seules les marques (où les acteurs ayant reçu l’accord de la marque) peuvent publier les coûts environnementaux de leurs références sur le portail de déclaration public.
  • 1er d’octobre 2026 : si la marque n’a pas publié les coût environnementaux de ses produits, des tiers (distributeurs, ONG, plateformes…) peuvent calculer et publier le coût environnemental sans accord préalable de la marque, en s’appuyant au minimum sur les paramètres obligatoires.‍
  • Ensuite : Les coûts environnementaux déposés peuvent être mis à jour tous les 3 mois, et doivent l'être au plus tard 12 mois après une évolution de la méthodologie. Le dispositif a vocation à s'étendre à d'autres secteurs, à commencer par l'ameublement.

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5. Qui est concerné ?

Acteurs concernés : tous les producteurs, importateurs et distributeurs qui mettent des vêtements sur le marché français, quelle que soit leur origine, entreprises françaises ou non.

Produits inclus : les textiles d'habillement adultes et enfants. Onze catégories sont couvertes : t-shirt et polo, chemise, pull, pantalon et short, jean, jupe et robe, manteau et veste, maillot de bain, chaussettes, boxer et slip, caleçon.

Exclusions actuelles :

  • chaussures, maroquinerie, accessoires textiles (écharpe, bonnet, casquette) ;
  • linge de maison et revêtements ;
  • textile d'habillement à usage unique ou à composants électroniques ;
  • produits dont plus de 20 % de la masse est constituée de matières non modélisées ;
  • produits de seconde main ;
  • produits techniques : EPI non vendus directement aux consommateurs, articles de sport soumis à la REP ASL.

Quelques catégories restent à encadrer au niveau de la notice méthodologique : soutien-gorge, doudoune rembourrée, déguisement, chemise 100 % soie.

Précision utile : le score se calcule par référence de vente, c'est-à-dire par couleur unique, sur une taille de référence unique définie par catégorie.

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6. Quelles données réunir ?

C'est ici que se situe la charge réelle du chantier. Le calcul lui-même est instantané ; la collecte, non.

Pourquoi les données sont la clé ?

Le calcul du coût environnemental des produits nécessite la collecte de nombreuses données couvrant toutes les étapes du cycle de vie des produits : matières premières, fabrication, transport, usage, fin de vie.

Les enjeux d’une collecte de données précises :

  • Eviter que les calculs s’appuient sur des valeurs par défaut souvent pénalisantes,
  • Valoriser vos efforts d’écoconception,
  • Garder le contrôle de sa communication environnementale.

En parallèle de l’affichage environnemental, ce travail de collecte de données vous fera gagner du temps en vous permettant d'alimenter d'autres exigences réglementaires : CSRD, ESPR, bilan carbone (scope 3), ou Digital Product Passport.

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Paramètres obligatoires

  • Catégorie du produit
  • Segment de marché (femme, homme, enfant, bébé, sous-vêtement)
  • Masse du produit fini
  • Nature et pourcentage des matières (celles représentant au moins 2 % de la masse totale et 5 % de l'impact total doivent être déclarées)
  • Origine géographique du tissage ou tricotage
  • Origine géographique de l'ennoblissement
  • Origine géographique de la confection

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Paramètres optionnels, et pourquoi ils comptent autant

Chaque paramètre optionnel non renseigné bascule sur une valeur par défaut. Les plus lourds de conséquences :

  • largeur de gamme par segment → 100 000 références par défaut ;
  • prix de référence et service de réparation → hypothèse la plus défavorable ;
  • part de fret aérien → sa valeur par défaut découle de l'origine de la confection et du coefficient de durabilité. Pour une confection hors Europe ou Turquie, elle est de 33 % si le coefficient est supérieur ou égal à 1, et de 100 % si le coefficient est inférieur à 1 ;
  • origine des matières premières et de la filature → valeurs par défaut par matière, « pays inconnu » pour la filature ;
  • type et pourcentage de surface imprimée, délavage, liste des accessoires.

Ces données servent ailleurs

Le travail de collecte n'est pas mono-usage. Les mêmes jeux de données alimentent : - le scope 3 de votre bilan GES (la part la plus importante, couvrant achats, transport et usage
- le reporting CSRD (ESRS E1)
- l'ESPR et le passeport numérique produit (DPP)
- vos éco-modulations

Pour aller plus loin : DPP textile, tout ce que les marques de mode doivent savoir sur le futur passeport numérique

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7. Comment communiquer le coût environnemental

Où et sous quelle forme

  • Au point d'achat : étiquette en magasin ou page produit en ligne, selon le visuel standardisé de la charte graphique ministérielle.
  • Deux valeurs obligatoires : le score total et le score rapporté à 100 g.
  • Taille : au moins équivalente à celle des chiffres du prix en rayon, et au moins équivalente à celle de tout autre score agrégé communiqué sur la même référence.

Le portail de déclaration

Tout acteur qui communique un coût environnemental doit déclarer les données et le score sur le portail public. La DGCCRF peut contrôler la véracité des paramètres déclarés (composition, pays) en s'appuyant sur les obligations préexistantes d'étiquetage et sur la loi AGEC.

Seules certaines données déposées sont publiques :

  • l'identification du produit ;
  • le coût environnemental et sa date de calcul ;
  • la décomposition sur les 16 indicateurs ;
  • le nom de l'entité ayant réalisé le calcul ;
  • la méthodologie utilisée.

Toutes les autres données restent accessibles aux seuls agents de l'État habilités pour les contrôles et le suivi du dispositif.

Best practice : créez votre compte, même si vous ne déposez aucun produit
Créer un compte sur le portail de déclaration est gratuit, prend quelques minutes. Si vous n'avez déclaré aucun coût environnemental, vous serez notifié lorsqu'un tiers en dépose un à votre place.

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6) Pourquoi agir maintenant alors que la phase est “volontaire” ?

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Garder la main sur vos scores et sur le narratif :

Dès le 1er octobre 2026, si une marque n’a pas publié le coût environnemental d’un produit, des tiers (distributeurs, ONG, médias, apps…) pourront le calculer et le publier en suivant la méthodologie officielle, sans accord préalable de la marque.

Or, faute de données spécifiques, ces tiers utiliseront les valeurs par défaut d’Ecobalyse, qui tendent à dégrader le score. Résultat : un coût environnemental plus élevé que si la marque renseigne ses propres données. Publier vous-même les coûts environnementaux dès maintenant vous garantit une représentation fidèle de vos produits.

  • Éviter les défauts conservateurs : l’absence de données entraîne des hypothèses pénalisantes (pays, transport, durabilité…). Anticipez la collecte pour sécuriser vos scores et vos conversions.
  • Condition d’obligation : si vous communiquez un autre score agrégé (ex. empreinte carbone sur vos pages produits), vous devez co-afficher le coût environnemental officiel (cohérence des scores exigée).

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Anticiper pour maîtriser les données et tenir le délai de déploiement

Déployer l’affichage environnemental exige une hygiène de données importante et pouvant être chronophage :

  • Cartographier les données déjà disponibles (BOM, masses, % matières, pays par étape, procédés, transports).
  • Identifier les manques de données dans l’ERP/PLM/PIM et les combler.
  • Coopérer avec les fournisseurs pour obtenir des informations fiables.
  • Impliquer l’équipe IT pour l’interopérabilité (APIs, outils d’ACV, formats Ecobalyse, gouvernance de versions).

Le temps moyen d’implémentation que nous constatons chez nos clients (pour une collection complète) est d’environ 6 mois. Plus vous commencez tôt en 2025, plus vous serez prêt pour 2026. En anticipant, vous pourrez également réduire la charge opérationnelle liée au nettoyage de données, au mapping des données et au calcul des coûts environnementaux de vos produits.

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Gagner un avantage compétitif dès 2026

Calculer vos scores en 2026 permet de :

  • Comparer vos produits aux médianes de catégorie et cibler avant publication publique vos écarts (benchmark « privé »).
  • Identifier les hotspots (matières, procédés, usage, fin de vie) et orienter l’éco-conception des prochaines collections.
  • Former vos équipes Achats, RSE, Produit aux nouveaux outils et processus pour fluidifier la montée en charge 2026.

Mutualiser vos effort avec vos autres obligations réglementaires

Les jeux de données nécessaires au coût environnemental servent aussi à :

  • L’ESPR ;
  • Le Scope 3 du bilan GES (la part la plus importante du bilan ; achats, transport, usage) ;
  • Le reporting CSRD (ESRS E1) et le DPP (passeport produit).

L’investissement de 2025 vous permettra de nourrir plusieurs chantiers réglementaires et stratégiques à venir.

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